L'inauguration officielle de l'Académie Eric Tabarly à Lorient le 17 mai dernier était très émouvante.
En tant que membre de l'Association, je me suis souvenu des premières Assemblées Générales qui se tenaient au Salon Nautique à Paris et où murissait l'idée de ce lieux d'exposition.
Alors la bouteille cassée sur le batiment de la Cité de la Voile par sa fille Marie en présence de sa femme Jacqueline était un gros moment de bonheur à elle toute seule.

Cet espace habritera des expositions permanentes expliquant le monde de le voile au grand public, et sera le port d'attache des voiliers Pen Duick dessinés et construit par Eric Tabarly.
Le projet permet au passage de réhabiliter une partie du port de Lorient, notamment la base sous-marine se transformant peu à peu en pôle de compétition de la voile avec de nombreuses formule 1 de la mer dont Lorient est le point d'attache.

Les conditions météo de ce week-end de Pâques sur la Trinité sur Mer étaient tout simplement exceptionnelles pour ce Spi 2007. Le Spi fête d'ailleurs ses 30 ans l'année prochaine !
Environ 200 voiliers étaient répartis sur les trois ronds du plan d'eau de la baie de Quiberon pour s'en donner à coeur joie.
Les vainqueurs des différentes catégories remportent entre autres leur poids en muscadet et en bourriches d'huîtres.
Très sympathique tout ça, mais de la régate de haut niveau avant tout.
Les photos sont disponibles dans la galerie dédiée.
Les deux navires école de la Marine Nationale "Etoile" et "Grande Hermine" étaient également de la fête, ce qui ne gâchait rien au spectacle.
Plus ça va, et plus les bolides sont nombreux à y être rattachés.
Il faut dire que les infrastructures mises en places sont importantes, et que le savoir-faire des constructeurs et préparateurs sur place y est pour beaucoup :




En plus, l'Académie Tabarly est en voie de finition, l'ouvrage est splendide, merci Président Chirac (faut au moins lui reconnaître d'avoir personnellement soutenu le projet en hommage au marin disparu dont il était très proche) :


Et enfin, la semaine dernière a été battu le record de vitesse sur l'eau grâce à l'hydroptère basé à Lorient (44,5 nœuds sur 500 mètres et 41,5 nœuds sur un mille nautique) et dont des images sont disponibles ici sur le site officiel. I-m-p-r-e-s-i-o-n-n-a-n-t !!!
L'engin paraît déjà très racé à l'arrêt, avec ses deux foils repliés sur le dessous des bras qui lui donnent une allure d'albatros :



Evidemment, à pleine allure, l'engin est magique !
Apparemment, l'équipage pense que la barre des 50 noeuds sur l'eau est envisageable en 2007.

Bravo pour toute cette innovation maritime dans une ville qui en a besoin !!!
LE PETIT TRIMARAN JAUNE DE LEGENDE A CHAVIRE DANS LA ROUTE DU RHUM
Sauvé par Philippe Legros - un autre concurrent de la Route du Rhum - après le chavirage de son trimaran Switch.fr mercredi, le navigateur Charlie Capelle devrait être débarqué ce week-end à Horta, aux Açores.

Reste à sauver ce bateau de légende, sistership du premier vainqueur de la Route du Rhum, que Charlie a déjà reconstruit à deux reprises avant cette funeste fortune de mer.
Une entreprise coûteuse, que Charlie et sa femme Catherine ne peuvent assumer seuls. Catherine a monté une association pour récolter des dons dans ce but. L'enjeu est simple :
il s'agit de sauver un monument de la course au large, avant qu'il ne soit trop tard.
Alors que son skipper, sain et sauf, devrait débarquer ce week-end aux Açores, "le bateau qui ne voulait pas mourir", comme l'ont surnommé les médias, dérive en ce moment vers le large, à la latitude du Cap Finisterre.
Le temps presse. Sa balise Argos n'émettra pas au-delà du 15 novembre et il deviendra alors impossible de le localiser.
C'est Laurent Bourgnon, le double vainqueur de la Route du Rhum, armateur d'une vedette offshore, qui tente d'organiser la récupération et le remorquage de Switch.fr. Et l’affaire est possible : il y a une fenêtre météo vers le 11-12 novembre qui permettrait de réaliser l'opération.
Mais celle-ci est évidemment coûteuse. Parti avec un budget minimal sur cette mythique Route du Rhum, Charlie Capelle ne peut assumer seul le coût du sauvetage de son bateau. Cet A Capella de légende, qui a nécessité des dizaines de milliers d'heures de travail, ne doit pas mourir.
Rappelons qu'il avait déjà traversé l'Atlantique tout seul après un naufrage, avant d'être reconstruit pièce par pièce par Charlie Capelle.
Rappelons encore que Mike Birch - légendaire vainqueur de la première route du Rhum en 1978 - est le parrain du petit trimaran jaune.
Ce n'est pas juste un bateau qu'il faut sauver, c'est un monument de la course au large, dont on avait pu vérifier encore à Saint-Malo l'extraordinaire capital de sympathie auprès du grand public et des médias, tous bluffés par la belle histoire et par la qualité des finitions de ce trimaran qu'on croyait neuf, tant Charlie Capelle avait réalisé un travail d'orfèvre pour être au départ de ce Rhum, "sur un bel objet de marine", comme il dit.
Charlie, on le sait, ne laissera jamais tomber ce bateau qui a décidé de sa carrière, mené sa vie. Pour la première fois, il fait appel à la solidarité des gens de mer et de tous pour tenter de sauver le petit trimaran qui dérive en ce moment même, retourné, sur l'océan.
Pour lui venir en aide et permettre le financement de l'opération , merci de rentrer en contact avec le site de Charlie http://www.acapellaocean.com/ ou à l’adresse S.A.R.L ACAPELLA OCEAN 46 rue Emile Combes 56600 LANESTER ou charliecapelle@wanadoo.fr
Merci à Jean-François LINTANFF pour le sujet.
Aymeric BAUGAS
