Royal obtient le soutien de 100 associations de quartiers populaires.

Publié le par Hervé

 PARIS (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, a reçu jeudi le soutien de cent associations de quartiers populaires, qui ont lancé un appel "pour dire non aux inégalités, aux discriminations et à la stigmatisation".
La candidate socialiste a reçu 40 de leurs représentants à déjeuner dans ses bureaux du boulevard Saint-Germain, où elle a rendu hommage à leurs réserves d'"énergie, d'intelligence, de volonté".

"Je veux m'appuyer sur ce mouvement associatif pour ne pas décevoir", a-t-elle ajouté devant la presse. Elle a précisé que c'était ces associations qui avaient demandé à la rencontrer.
Elle a refusé l'emploi de "mots grandiloquents comme le plan Marshall", une formule déjà employée jadis par le ministre délégué à la Ville Eric Raoult et reprise aujourd'hui par son adversaire UMP Nicolas Sarkozy.

"C'est une façon de se moquer des gens, faire croire que les choses vont changer parce qu'on trouve un vocabulaire-chapeau. Ce n'est pas ma façon de faire", a-t-elle dit.

Brahim Abbou, représentant l'association "Montpellier contre la violence", a indiqué que les initiateurs de l'appel croyaient "beaucoup aux propositions" de Ségolène Royal et espéraient rassembler "200 associations d'ici le deuxième tour".

Le seul hommage "humoristique" qu'il a voulu rendre à Nicolas Sarkozy, c'est, a-t-il dit, d'avoir "réussi à politiser les associations de quartiers".

Par ailleurs, plusieurs dizaines d'intellectuels ont appelé jeudi, dans le quotidien Libération, "tous les électeurs de la gauche, dans la diversité de ses composantes, à se rassembler dès le premier tour sur le nom de Ségolène Royal".

"Nous sommes des intellectuels et gens de culture, engagés à gauche de longue date sous des étiquettes diverses", écrivent les signataires de cet "appel de 200 intellectuels pour Ségolène Royal", parmi lesquels le philosophe Etienne Balibar, l'écrivain François Maspero ou l'historien Pierre Rosanvallon.

"Nous appelons tous les électeurs de la gauche, dans la diversité de ses composantes, à se rassembler dès le premier tour sur le nom de Ségolène Royal, pour barrer la route aux candidatures convergentes de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen, et déjouer le leurre que représente le projet de +grande coalition+ de François Bayrou, mettant ainsi la gauche en position de gagner au second tour", écrivent-ils. Suivent une soixantaine de noms de signataires.

Dans le même numéro de Libération, l'écrivain et compositeur Yves Simon, traditionnellement engagé à gauche, affirme en revanche que "comme 18 millions de Français", il ne sait pas pour qui il va voter dimanche.

"J'ai voté des deux mains pour François Mitterrand, pour Lionel Jospin et, là, je me retrouve sans enthousiasme et pour tout dire démoralisé", écrit-il, en regrettant qu'aucun candidat n'ait donné aux Français "le goût du dépassement, de la grandeur, de l'insolence".

Publié dans Politique

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