Politique

Lundi 16 avril 2007 1 16 /04 /2007 09:09
Par Hervé - Publié dans : Politique
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Lundi 16 avril 2007 1 16 /04 /2007 09:31
Nous avons entraperçu hier soir aux infos de « Soir 3 » M. Pierre Lequiller, actuel président (UMP) de la délégation de l'Assemblée nationale à l'Union européenne, promouvoir la position de la France sur une nouvelle impulsion à donner à l'Europe.

Et de quelle manière ?
Le vice-président français du Parti Populaire Européen propose de préparer une constitution allégée, c'est-à-dire ni plus ni moins de mettre en application les propositions du candidat UMP.
Il pousse donc nos partenaires à réfléchir aux propositions de Nicolas Sarkozy avant même l'élection de celui-ci.

On voyait juste après un membre allemand du Parti Populaire Européen (grand-frère européen de l'UMP) aller jusqu'à souhaiter que cette constitution allégée soit ratifiée par la voie parlementaire, pour ne pas risquer un deuxième "Non" français.
C'est dire le peu de considération qu'ont ces gens de la voix des électeurs français sur l'Europe.

Ségolène Royal quant à elle projette avec nos partenaires européens de retravailler le volet social de la constitution et de la soumettre à nouveau aux Français par voie de référendum.
Par Hervé - Publié dans : Politique
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Lundi 16 avril 2007 1 16 /04 /2007 10:31
Il paraît qu'on a tort d'assimiler Nicolas Sarkozy à Jean-Marie Le Pen. Sur certains points, la ressemblance est pourtant frappante.

Reprise des slogans du Front National

Mot pour mot, le fameux slogan déroulé par Nicolas Sarkozy à toutes les sauces, "La France, tu l'aimes ou tu la quittes", est emprunté au Front National.


Des proches qui ont fait leurs "classes" à l'extrême-droite

Une grande partie de la cour qui gravite autour de Nicolas Sarkozy vient de l'extrême-droite, plus précisément du groupuscule Occident. Ce mouvement était constitué de jeunes étudiants aux slogans très parlants en Mai 68 ("Sortez les manches", "Sous développés=sous capables", "Gauchistes: ne vous cassez pas la tête, Occident le fera pour vous") et aux méthodes particulières (tabassages, violences...).
Parmi les anciens membres d'Occident proches de Nicolas Sarkozy, on retrouve Alain Madelin, Patrick Devedjian (pressenti comme possible Ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy), Gérard Longuet, Hervé Novelli, Eric Raoult (auteur d'un édito dans le journal Minute) et Claude Goasguen.
Autre lien entre Nicolas Sarkozy et l'extrême droite: son livre Témoignages a été préfacé en Italie par Gianfranco Fini, chef de l'Alliance Nationale, héritier du Parti Fasciste Italien.

Une recherche de Gianfranco Fini sur Wikipedia (ci-dessus reçu au Pentagone en 2004) fait apparaître ses meilleures "petites phrases" :

- Août 89 : "Je crois encore dans le fascisme, oui, j'y crois",
- Septembre 92 : "Mussolini a été le plus grand homme d'Etat du siècle. Et s'il vivait aujourd'hui, il garantirait la liberté des Italiens",
- Juin 94 : "Mussolini a été le plus grand homme d'Etat du siècle… Il y a des phases dans lesquelles la liberté n'est pas parmi les valeurs prééminentes".

Une idéologie proche de l'extrême-droite

L'idéologie de Nicolas Sarkozy se caractérise notamment par cette croyance, selon laquelle, dès la naissance, certains sont prédestinés à être bons, d'autres mauvais. Cette pensée se retrouve dans ses récents propos sur l'origine de la pédophilie mais aussi dans son projet de loi de dépistage de la délinquance chez les enfants en bas âge.
Cette mentalité est très en vogue dans certains groupes d'extrême-droite, mais aussi chez une partie des néo-conservateurs américains ou encore dans des sectes comme l'Eglise de Scientologie. Nicolas Sarkozy avait d'ailleurs reçu l'un de ses représentants en grande pompe, Tom Cruise, en tant que Ministre de l'Economie et des Finances à Bercy.

Une alliance avec Philippe De Villiers

Malgré les piques de campagne, Nicolas Sarkozy entretient une alliance avec Philippe De Villiers (dont l'appartenance à l'extrême-droite ne me semble plus à démontrer). Aucun candidat UMP n'est en effet investi aux prochaines élections législatives face à De Villiers.
Celui-ci a d'ailleurs plusieurs fois fait alliance avec l'UMP, notamment avec François Fillon (possible Premier Ministre de Nicolas Sarkozy), aux Elections Régionales de 2004 des Pays de la Loire (remportées par le socialiste Jacques Auxiette).


Nicolas Sarkozy : raciste ?

Selon le footballeur Lilian Thuram, Nicolas Sarkozy aurait déclaré, peu après les émeutes de 2005: "En banlieue, ce sont les Noirs et les Arabes qui créent des problèmes'".
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy entretient de bonnes relations avec le "philosophe" Alain Finkielkraut. Celui-ci avait déclaré en 2005 également: "L'équipe de France de football n'est pas black-blanc-beur mais black black black et ça fait ricaner toute l'Europe". Il avait aussi parlé des émeutes, dans les mêmes termes: "Le problème, c'est que ces jeunes sont noirs et arabes".
C'est à ce moment, précisément à ce moment, que Nicolas Sarkozy avait jugé opportun de déclarer "Alain Finkielkraut fait honneur à l'intelligence française".
Par Hervé - Publié dans : Politique
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Lundi 16 avril 2007 1 16 /04 /2007 22:31
Petit retour sur la journée du 03 avril dernier à Lorient.

Tous les élus UMP de la région lorientaise en particulier et bretonne en général étaient en effervescence pour préparer la venue du tout nouveau ex-Ministre de l'Intérieur d'alors, le bien connu Nicolas Sarkozy.

Tout d'abord, une interrogation : mais pourquoi donc les élus de la région bretonne du premier parti politique de France se sont-ils donné rendez-vous à Lorient, certes si chère à mon coeur, mais disposant de capacités d'accueil bien moindres que Rennes avec son parc d'exposition MusikHall ?
La raison est simple : le propriétaire de hall d'exposition Musikhall de Rennes, excédé par les critiques continues de l'opposition UMP rennaise sur sa programmation, a simplement refusé l'organisation de tout meeting UMP dans ses murs (sic!). L'UMP a donc dû se rabattre sur le parc d'exposition de Lanester, près de Lorient, site alors le plus accessible pour les militants du grand Ouest.

Passé ce problème de salle, les élus UMP lorientais pouvaient se consacrer à l'organisation du meeting et à l'écriture de leur discours d'introduction au candidat.

Le jour de la visite, la candidat Nicolas Sarkozy commençait sa visite de la région par le centre national de rééducation de Kerpape sur la commune de Larmor-Plage.
Réaction du directeur général de la Mutualité Morbihan-Finistère (Le Télégramme du 04/04/07) : "La visite a duré une bonne heure. Nous avons surtout insisté sur les aspects insertion et innovation du centre. Il a semblé intéressé."
En retour, une déclaration du candidat sur l'activité du centre ? sur la mauvaise prise en charge de la réinsertion sociale des handicapés ? sur la situation des victimes de la route (soignés en grand nombre au centre national de rééducation de Kerpape). Non.

En fait, en attendant l'ouverture des grilles du meeting de Séglène Royal ce soir au Zénith de Nantes, je discutais avec une conseillère municipale PS lorientaise qui connait du personnel soignant à Kerpape.
Ces personnes ont été stupéfait par la personnalité du candidat, nerveuse à un point qu'on ne soupçonne pas au travers de médias. Nicolas Sarkozy ne regarde pas ses interlocuteurs quand il s'adresse à eux, tout préoccupé à sa sur-activité en tout sens. Des personnes soignantes plutôt de droite proches de cette militante élue lui ont même confié que leur candidat leur avait fait peur par sa nervosité. Et cet homme devrait présider à notre République ? Rassurant.

Autre exemple de cette sur-activité. Le journal "Le Télégramme" relate aussi la journée de la candidate locale aux prochaines élections législatives dans la 5ème circonscription, Maria Colas.

Elle disposait théoriquement de quatre petites minutes pour introduire le candidat au pupitre du meeting, au passage : confortable comme temps de parole :-( !  C'était son premier vrai discours national, un baptême de feu en quelque sorte. Une chance pour elle ? "Oui, répond-elle au journaliste, mon discours laissera peut-être des traces. J'ai la chance de participer à un meeting que je ne referai peut-être jamais. C'est l'occasion pour moi de me faire remarquer des militants." L'occasion de tracer son sillon ? C'est oublier le rouleau compresseur invité sur les lieux.

Il est 18h30. C'est parti. Un mot de Josselin de Rohan, sénateur du Morbihan (et surtout ex-Président de la Région Bretagne avant l'élection du socialiste Jean-Yves Le Drian, ancien maire de Lorient).
Quel écho va recevoir ensuite le discours de la candidate aux législatives ? 
Hélas, les trois quarts passent à la trappe. Le discours est réduit à peau de chagrin. Que s'est-il donc passé ?

Et bien oui, pour coller au timing du super candidat, "on" lui a demandé de faire plus court.
"Ils" n'ont pas commencé sans elle à son retour du centre de Kerpape, mais son discours n'aura pas marqué les esprits. Elle n'en aura pas eu le temps.

Tout ceci pour dépeindre le contact du candidat UMP : fébrile avec ses interlocuteurs, simples citoyens ou élus de son équipe, et qui se résume à une quête effrénée du pouvoir.

U-M-P : comme le dit très justement notre comique Laurent Gerra dans un de ses sketches : "Uniquement-Moi-Président" !
Par Hervé - Publié dans : Politique
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Mardi 17 avril 2007 2 17 /04 /2007 01:20
En attendant ce soir un résumé détaillé de la soirée d'hier vraiment très très chaude et pleine de propositions, un extérieur nuit du Zénith arrangé par mes soins façon Andy Warol que je trouve très sympa... ;-)

Par Hervé - Publié dans : Politique
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Mardi 17 avril 2007 2 17 /04 /2007 09:53
En matière d’assurance maladie l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé,  ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie,  du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s’il est élu il mettra en place une « FRANCHISE » c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout.  Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants  des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE

Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.
Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France.

www.appelcontrelafranchise.org
Par Hervé - Publié dans : Politique
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Mardi 17 avril 2007 2 17 /04 /2007 10:09

L'histoire de Denis Robert est celle d'un journaliste français qui risque aujourd'hui la prison pour avoir enquêté et écrit sur une banque luxembourgeoise. Son travail d'investigation mené dans l'affaire Clearstream, qui a déjà donné lieu a plusieurs ouvrages, lui vaut une condamnation pour diffamation. Un acharnement judiciaire qui, selon lui, 'prouve que Clearstream et le pouvoir politique veulent [le] faire taire et qu'ils utiliseront tous les moyens en leur possession'.
En réponse, Miossec, Cali, Yann Tiersen et Joey Starr ont décidé d'organiser un concert de soutien en faveur de l'écrivain le 17 avril à la Cigale, à Paris.
Par Hervé - Publié dans : Politique
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Mardi 17 avril 2007 2 17 /04 /2007 14:14

NEUILLY-SUR-SEINE (AFP) - Cinquante personnes selon la police, une centaine selon les organisateurs, du collectif "la France qui se lève tôt" proche de la gauche, ont manifesté bruyamment mardi à l'aube dans les rues de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) contre "le candidat des riches" Nicolas Sarkozy.
Commencée vers 06H30, la manifestation s'est dispersée sans incident vers 08H00 après avoir manifesté autour de la mairie de Neuilly, car "c'est pas tout ça mais il faut qu'on aille bosser", a déclaré au mégaphone un porte-parole.

Munis de tambours, trompettes, trombones à coulisse et sifflets, tapant dans des casseroles ou des moules à tarte, affublés pour certains de vêtements colorés, perruques et colliers de fleurs, les manifestants, dont l'âge allait d'une vingtaine à une quarantaine d'années, ont mené grand tapage dans les rues endormies de la ville dont Nicolas Sarkozy a été maire de 1983 à 2002.

"L'idée du rassemblement, c'est de dire que la France qui se lève tôt, c'est nous, et que l'OPA de Nicolas Sarkozy sur les classes populaires, c'est l'arnaque du siècle. (...) C'est le candidat des riches qui a fait toute sa carrière à Neuilly, une des villes les plus riches de France. La France des rentiers, qui gagne de l'argent en dormant, va voter Nicolas Sarkozy", a lancé l'un des organisateurs, Manuel Domergue, assistant parlementaire du sénateur Vert de Paris, Jean Desessard.

Défilant en dansant ou en chantant, les manifestants ont scandé "Rendez-nous Jean Jaurès, gardez Raymond Barres", "Bouygues, Dassault, Lagardère, les fils à papa avec Nicolas", ou encore "la France des nantis avec Sarkozy, la France qui se lève tôt contre Sarko".
Par Hervé - Publié dans : Politique
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Mardi 17 avril 2007 2 17 /04 /2007 23:30

J'étais hier soir parmi les 9 000 (et non 4 000 comme l'indiquent certains médias) sympathisants à Nantes au meeting de Ségolène Royal.

Une remarque en préambule : très peu de forces de police, ou alors très discrètes, à la différence du meeting de Nicolas Sarkozy dans la même salle, où j'avais vu dans les proches environs du Zénith pas moins d'une dizaine de cars de CRS pour assurer "le maintien de l'ordre" selon la formule consacrée du l'ex-Ministre de l'Intérieur.
Au passage, j'ai discuté hier soir avec un vigile de la salle, il m'a confirmé que, comme je le savais pour le meeting de Lanester près de Lorient le 03 avril dernier, le meeting de Nicolas Sakorzy au Zénith de Nantes était t-r-u-f-f-é de policiers en civil. Et mieux  valait pour les indécis ne pas réagir de façon trop virulente aux propos énoncés s'ils ne voulaient pas se faire regarder de travers. Encore un signe de son obsession sécuritaire ? Une ex-conseillère municipale de Lorient me disait dans la file d'attente que des amis à elle s'était rendus à Lanester et avaient été stupéfaits par les fouilles et la présence policière dans la salle.

En entrant dans le Zénith dont le parterre était vide de chaises (quel chef d'oeuvre, cette salle neuve !), je me suis souvenu des élus UMP (Fillon, Bachelot, Boutin, Pinte, et autres) assis et alignés en rangs d'oignons devant leur chef que j'avais vus quelque peu sur la web télé de sarkozy.fr.

Rien à voir avec le parterre de ce soir, envahi par toute la jeunesse de la région DEBOUT.
Bon, oublions (enfin pas trop quand même, pour dimanche prochain) ces aspects bien négatifs de la campagne électorale UMP à l'Ouest de la France.

La soirée de Ségolène a commencé par un concert improvisé du groupe Tri Yann qui jouait à domicile. Fallait oser, la petite gavotte dont les paroles étaient tirées des mesures du Pacte Présidentiel !

Le député-maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, a ensuite succédé à la tribune, fier comme nous d'accueillir si chaleureusement notre candidate, et peut-être parfois impressionné par l'enthousiasme et la liesse de la salle qui commençait alors à monter.

Ensuite, Robert Badinter, ex-Ministre de la Justice du Président François Mitterand, auteur de la loi d’abolition de la peine de mort de 1981, est venu rappeler en grand sage (sa voix parfois tonnante avait des accents de Gandalf dans «Le Seigneur des Anneaux», je vous jure, c'en était troublant !) le parcours du Parti Socialiste jalonné de victoires sociales majeures du siècle passé mais toujours gardées, qu'il s'agisse des congés payés, de la réduction du temps de travail, du droit à la retraite après une vie laborieuse, ou bien aujourd’hui de la défense de la Sécurité Sociale solidaire menacée.

Il n'a pas manqué d'épingler le candidat Nicolas Sarkozy sur le hold-up pratiqué à son compte des figures historiques du PS que sont Léon Blum, Jean Jaurès, ou Aristide Briand.
Pour être complet, Robert Badinter a souhaité les compléter par d'autres, funestes références de cette ancienne époque, liées aux thèses d'identité nationale actuellement développées par le candidat UMP dans sa chasse aux voix Front National :  Maurice Barrès, champion des anti-Dreyfusards, que Nicolas Sarkozy cite dans un de ses discours à Metz ici, ou pire encore, Charles Maurras, inspirateur du régime de Vichy, homme de l’Action Française : «celui qui voulait défendre la nation contre l’ennemi, l’étranger de l’intérieur».
Comme le dit Robert Badinter : "Nicolas Sarkozy aime bien les grands noms du Parti Socialiste, mais à une SEULE condition :
qu'ils soient morts !".

Alors la candidate Ségolène Royal est arrivée dans la salle, déclenchant un tonnerre d'encouragements et d'applaudissements.

Peut-être un peu marquée au début par quelques signes de fatigue (je ne sais pas comment les candidats font pour tenir le choc d'une campagne !), elle a pu s'appuyer rapidement sur la liesse d'une salle toute à sa cause.

Pour cette avant-dernière réunion de campagne du 1er tour, Ségolène a développé les thèmes suivants :

- réforme de la démocratie représentative, de la démocratie sociale, territoriale et participative par voix de référendum,
- des valeurs humaines à défendre plutôt que des valeurs boursières,
- un pouvoir qui perde de son arrogance et retrouve sa puissance au service de l'intérêt général : ainsi, le Conseil Supérieur de la Magistrature sera restructuré et ne sera plus présidé par le Président de la République,
- fin du cumul des mandats,
- revalorisation du rôle du Parlement : contrôle de l'application des lois déjà votées, possibilité de refus de vote d'une loi ministérielle si une précédente n'est pas appliquée.
- consultation du Parlement sur les engagements internationaux, sur les ventes d'armes,
- suppression de l'article 49-3,
- renforcement des libertés publiques qui ont été profondément affaiblies au cours de ces cinq dernières années : relever la Commission Nationale Informatique et Libertés, la Commission nationale de déontologie de la sécurité, et renforcer les moyens de la Haute autorité de lutte contre les discriminations (halde),
- les membres du CSA seront désignés par le Parlement à une majorité des 3/5èmes,
- en ce qui concerne la liberté de la presse : proposition au Parlement de renforcer les pouvoirs des sociétés de rédacteurs ; comme la profession de journaliste le demande : droit d’opposition à la nomination du directeur de la rédaction (exemple récent à Libération), représentation de droit au conseil d’administration, au conseil de surveillance, consultation sur le code de déontologie, droit d’observation sur les manquements à la déontologie rédactionnelle.

- défense des valeurs républicaines et laïques (comme le prônait Aristide Briand en 1905 avec la loi de séparation Etat/église que veut remettre en cause Nicolas Sarkozy !) face aux terrorismes et aux intégrismes
- lutte contre les crimes et délits faites aux femmes et enfants décrétée grande cause nationale (Ségolène Royal s'est entretenue dans la journée par téléphone avec la maman de Sophie Gravaud, Jean-Marc Ayrault lui avait aussi rendu hommage en tout début de son discours, en l'assurant de l'émotion et du soutien de TOUTE la population nantaise), mise en place d'établissements de suivi, utilisation de bracelet électronique à leur sortie

- amélioration de la compétitivité des entreprises par un dialogue social renforcé et de qualité, notamment par un encouragement pécuniaire des salariés et entreprises à développer la représentativité des syndicats
- réunion d'une Conférence nationale de la croissance, et des revenus
- investissement massif dans la formation professionnelle, l'innovation, la recherche

Plusieurs fois au cours de son discours, Ségolène Royal s'est faite interrompre par des choeurs surpuissants : "Ségolène Présidente ! Ségolène Présidente !" ou encore, carrément plus direct (et au bout d'un moment, j'en étais, c'est venu tout seul) : "On va gagner ! On va gagner !". L'émotion était visible sur son visage, j'étais tout près ! ;-)
Même les élus dans les coulisses étaient impressionnés par tant de liesse et de joie dans la salle bondée. Les retardataires qui n'avait pas pu entrer dans la salle ont pu suivre le meeting sur écran géant à l'extérieur.

Mon choix était fait depuis sa précédente venue à Nantes et le vote interne au PS du 16 novembre.
Mais ce choix est de plus en plus conforté par l'attitude de la candidate, la tête sur les épaules, ne cédant pas aux provocations basses de la droite et de l'extrême droite (y a-t-il encore seulement une différence dans le ton ???).
Je n'ai que faire des critiques qu'on entend sur elle, ses prétendues lacunes (qui se repèrent ensuite chez ses concurrents).
Avez-vous aussi remarqué qu'on n'entend plus sur les ondes ces dames de l'UMP que sont Rachida Dati et Nadine Morano ? Pour ce qui est de Nadine Morano, un seul faux pas dans les médias a suffit pour la faire éloigner du staff du candidat, elle se retrouve maintenant dans les meetings de rase campagne (pour lesquels j'ai du respect, j'y suis à Nort sur Erdre).
Ségolène reste-t-elle la seule femme à pouvoir faire face au hargneux de la rue d'Enghien et à "sa" France d'après ?

Pour moi, il y a clairement opposition entre notre projet et celui de la droite dure : celui-ci s'est dangereusement rapproché la semaine dernière de thèses géniques, refoulant les capacités de l'homme à pouvoir influer sur ses décisions et son parcours personnel. Et dangereusement rapproché des thèses d'extrême droite comme l'avait rappelé en début de soirée Robert Badinter, et avant, les observations sur le terrain échangées avec d'autres militants ce soir.

En espérant vous avoir éclairé sur votre choix pour dimanche.
Et en espérant pouvoir disposer d'un entre deux tours pour développer encore plus cette confrontation si riche, projet contre projet.

Par Hervé - Publié dans : Politique
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Mercredi 18 avril 2007 3 18 /04 /2007 23:22
Je trouve Ségolène Royal de plus en plus à l'aise et de sereine dans ses réponses, y compris si on cherche à la mettre en difficulté.
Je vous laisse juger par vous-même.

Par Hervé - Publié dans : Politique
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