Mercredi 14 novembre 2007

Ici l'article du contre-journal  de Libération qui fait cette révélation, lettre du ministère des Affaires Etrangères à l'appui.
Edifiant de mauvaise volonté de notre gouvernement qui sait très bien faire l'autruche !!!


Lettre-Arche-de-Zoe-reduc.jpg

Mardi 13 novembre 2007
Bravo David Cronenberg, j'ai bien aimé son dernier film sur la mafia russe à Londres.

La mise en scène est sobre, les personnes aussi, tout en étant justes. Vigo Mortensen et Naomi Watts notamment. Vincent Cassel que je trouve toujours trop sûr de lui est justement parfait dans son personnage.

Un bon film, bon comme une vodka russe bien frappée - ayez soif de modération -
Oui, les coups pleuvent par moment, d'autres moments sont très froids !


Promesses-de-l-ombre.jpg
par Hervé publié dans : Cinéma
Lundi 12 novembre 2007
Comme je l'écrivrais au mois de mars ici à propos d'un reportage sur le Juge d'Instance Pierre-François Martinot, j'ai eu l'occasion de bénéficier des services du Tribunal d'Instance de Chateaubriant en Loire-Atlantique.
Comme une vingtaine d'autres dans l'ouest de la France, il fait partie des tribunaux qui sont retirés en 2009 de la carte judiciaire dans le cadre de la réforme menée par la Garde des Sceaux.

Je ne suis pas loin de penser que cette mesure éloignera un peu plus la Justice de ce pays de ses justiciables. Les Tribunaux d'Instance sont la partie la plus visible de la justice auquel M. tout le monde a le plus de chance d'être confronté au cours de sa vie. Il a pour objet le traitement des petits litiges. Ou encore la gestion des tutelles, concernant des populations en grande précarité financière ou d'un grand âge.
Ce maillon de notre justice est reconnu comme étant celui de la justice fonctionnant le mieux actuellement. Sans doute est-ce pour cela que le gouvernement peut se permettre à son niveau des économies dans le budget 2008.
Le Juge d'Instance Pierre-François Martinot témoigne ici dans Ouest-France de sa révolte face à la fermeture du Tribunal d'Instance de Chateaubriant. Ayant pu constaté la qualité de son écoute en jugement, je soutiens la position de proximité qu'il défend pour les administrés que nous sommes localement.

Bien souvent, le jugement rendu par ces tribunaux est fortement influencé par la déclaration des plaignants de façon directe en audience. Les Juges d'Instance étant implantés localement, ils connaissent les modes de vie de ces justiciables, les contraintes économiques locales. En supprimant ces tribunaux, les usagers devront se déplacer plus loin, souvent dans une capitale régionale. Certains ne pourront faire le déplacement pour des questions de temps, de contraintes personnelles.

J'entendais un député de droite dire l'autre jour que la réforme de la carte judiciaire visait pour répondre à une des conclusions de la Commission Outreau, à savoir faire en sorte que les juges ne soient plus seuls à trancher dans leur circonscription. J'ai failli en avaler mon chewing-gum en l'entendant !
Marrant, comme le budget augmente de 4% pour l'année 2008 (ce qui ne s'est jamais vu depuis longtemps), je pensais que cela signifiait qu'il y aurait du personnel de recruté en général, et des juges en particulier, justement pour répondre aux conclusions de cette commission.

Il est vrai que cette carte judiciaire n'a pas évolué depuis 1958. Les populations vivant dans les régions, si.
Faut-il pour autant tailler à tout prix dans le vif ? Il est de notorieté publique que les dossiers prennent du retard par manque de personnel pour les traiter. Regrouper ces personnels, sans en augmenter le nombre, n'arrangera pas le traitement des affaires.

Cette réforme peut-elle se faire sans confrontation des différentes parties ? En snobant comme le fait la Garde des Sceaux les magistrats lors de sa tournée des régions ?
Il est étonnant de voir dans ce pays que la réforme ne peut se faire que sans dialogue, sans travail préparatoire, sans réception ni écoute des avis contradictoires. Une tradition française sans doute, inutile à rompre car tellement plus commode, contrairement à ce que prétendent certains slogans récents de campagne présidentielle.

Je pense que cette logique d'économie reprend le schéma de suppression des maternités. A savoir, un service public que le monde entier nous envie, mais que l'on n'est plus capable de financer, la faute sans doute aux gaspillages de moyens, à la mauvaise gestion. Mais aussi, au retrait d'investissements publics, aux allègements de contributions sociales, aux récents scandales de gestion de l'argent public qui sont autant de manques à gagner pour l'Etat.
Avec au final, des distances de plus en plus longues pour les usagers.

Je sais que je défends une cause perdue. L'heure est à l'économie. Se plaindre équivaut à de l'immobilisme.
Ben je me plains quand même ! Pour une fois que quelque-chose marche bien dans ce pays et que justement on le détruit, il me semble normal de le dire.

Samedi 3 novembre 2007
En ces temps de phrénésie médiatico-présidentielle, je me suis soudain souvenu d'un excellent petit livre qu'on m'avait offert il y a quelques années.

Il s'agit de "Grand Amour" écrit en 1993 par Erik Orsenna, où ce délicieux monsieur narre ses années passées à l'Elysée en tant que nègre du Président François Mitterrand.

Si vous vous intéressez à l'Elysée, mais du temps où tout n'était pas que pure précipitation, alors plongez-vous dans le récit de ce petit bijou de drôlerie mais aussi de justesse.

Grand-Amour-3.jpg
 Grand-Amour-2.jpg


Comme l'écrit l'auteur : "Il s'agit d'amour, en effet. L'amour de la France et de ses paysages vus d'en haut, l'amour du grand collège qu'était l'Élysée au temps du premier septennat, l'amour agacé pour un président, l'amour des invitées (la solennité du lieu leur donne des idées chaudes), l'amour des télégrammes de condoléances, qui peuvent conduire aux plus hautes carrières ministérielles… et bien d'autres amours encore.
Gabriel, le héros de ce livre, se nourrit de tout. Comment lui en vouloir ? Les hommes comme lui, plus nombreux qu'on ne croit, doutent de leur propre existence. D'où des allures de fantômes et des pratiques de vampires timides. Un jour arrivent au palais un port de tête et une bouche trop charnue. En d'autres termes : une dame. Dès cet instant commence, au royaume désordonné des sentiments, l'apprentissage de la préférence."

Faudra que je pense à me procurer son dernier ouvrage, "Voyage au pays du coton. Petit précis de mondialisation.".


Voyage-au-pays-du-coton.jpg
Vendredi 2 novembre 2007
Sidérant comme notre Président laisse en plant la journaliste de CBS à propos de son divorce.
Tout aussi sidérant, la façon dont il dénigre à répétition son chargé de communication, David Martinon.
Ca doit être un vrai plaisir de travailler avec un tel boss !

 
Reportage CBS : Sarkozy l'américain (VOST)
envoyé par allcurious
 
 

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