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Selon le numéro de mars de "60 millions de consommateurs", mensuel de l'INC à paraître mardi, beurres, yaourts, pâtes, céréales, biscottes, pains de mie, riz et autres jambons ont vu leurs prix s'envoler de 5% à 48% entre novembre et janvier.
Sur 1.055 références de produits laitiers et céréaliers comparés, près de la moitié ont augmenté, dont 200 de plus de 10%. Moins de 60 références ont baissé "de quelques pour cent", selon l'observatoire de l'association.
"La flambée des matières premières ne peut justifier des hausses d'une telle ampleur, et cela a continué en février", souligne Marie-Jeanne Husset, directrice de rédaction du mensuel.
"Le prix du lait ne représente que le tiers du prix final du yaourt. Comment expliquer que certains yaourts aient augmenté de 40%?", s'étonne-t-elle.
Le cabinet Nielsen Panel montre de son côté une augmentation globale des prix en janvier, pour le quatrième mois consécutif, avec des hausses de plus de 10% pour les pâtes, les oeufs et le lait.
La flambée devrait durer encore quelques mois selon Nielsen et l'Institut national de statistique (Insee), qui vient d'annoncer que les prix à la consommation en France ont augmenté de 2,8% sur les douze derniers mois, un record d'inflation depuis mai 1992. Leclerc prévoit une hausse de 4% en 2008.
Distributeurs et industriels s'accusent mutuellement de la flambée des prix.
Le patronat des PME (CGPME), qui rappelle que les cours du blé ont grimpé de 72% et des oeufs de 36% en un an, estime que les industriels "n'ont d'autre choix que de répercuter" ces hausses, mais rend les distributeurs "coupables" de la flambée. Le patronat des distributeurs (FCD) rétorque que "certaines hausses de tarifs d'industriels ne sont pas justifiées".
"Il y a une manipulation dans le discours des industriels et des distributeurs. La hausse des matières premières profite aux uns et aux autres", estime Mme Husset.
Une réforme de la loi régissant les relations entre distributeurs et industriels va intervenir au printemps, mais pour les associations de consommateurs elle risque d'avoir un effet limité.
UFC-Que Choisir et la CLCV, autre association de consommateurs, estiment que la nouvelle loi doit s'accompagner d'une autre réforme, qui règlerait le problème de quasi monopole d'enseignes comme Leclerc, Carrefour ou Auchan dans certaines régions en France.
"Il n'y aura pas de baisse des prix sans transparence des tarifs auxquels les produits sont vendus aux distributeurs. Ils devraient être rendus publics. Actuellement, le système de fixation des prix est très opaque", ajoute Christian Huard, président de la fédération ConsoFrance.
Et les producteurs, qui ont vu leurs revenus dopés de 12% en 2007 grâce à la flambée des cours des matières premières, ne souhaitent pas s'arroger la responsabilité de l'inflation en magasin.
"Le prix du lait au producteur a augmenté, mais sans commune mesure avec la hausse du prix au consommateur", indique Christophe Lefebvre, directeur de la communication de la Coordination rurale.
"La flambée actuelle des prix, c'est l'éternel problème de l'évolution des tarifs entre les producteurs, les intermédiaires et les distributeurs: chacun prend sa marge", conclut Thierry Pouche, responsable du service d'études économiques à l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture.
J'ai passé une semaine difficile après la déclaration du President au dîner du Crif prévoyant le rattachement de chaque élève de CM2 à la mémoire d'un enfant mort de la Shoah.
Ce qui m'a le plus choqué, c'est la lourdeur du fardeau qu'on imposerait sans le consentement des parents à nos enfants (je suis parent, ça me touche donc particulièrement).
M. Sarkozy s'octroie donc seul le droit de mémoire et de travail de mémoire de millions de jeunes enfants, sans aucune concertation avec les historiens, anciens déportés, associations de parents
d'élèves, milieux éducatifs.
Les réactions ont été très mitigées dans les jours qui ont suivi, allant de l'approbation de Serge Klarsfeld (dont on ne peut que saluer le combat d'une vie à pourchasser les nazis), au soutien
par François Hollande, en passant par l'interrogation unanime de la presse, pour finir par l'indignation de personnalités comme Ségolène Royal, François Bayrou, Dominique de Villepin (tous trois
d'ailleurs signataires d'un Appel républicain dans Marianne cette semaine).
Et puis enfin, une voix s'est clairement faite entendre hier soir, et pas des moindres, celle de Simone Veil.
Ancienne déportée, Présidente d'honneur de la fondation pour la mémoire de la Shoah, ancien membre du Conseil Constitutionnel, elle était présente au dîner durant lequel le Président a annoncé
cette mesure, et dit-elle, "Mon sang s'est glacé à la seconde".
Ses mots sont les plus durs à l'encontre de celui qu'elle a soutenu pendant la campagne (ce que je ne comprendrai jamais d'ailleurs) : "C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et,
surtout, injuste. On ne peut pas infliger ça à des petits de dix ans, on ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort."
Du coup, les idées sont plus claires pour moi. Je ne suis donc pas qu'un anti-Sarkozy primaire. Ca conforte mon reflexe de sauvegarde que j'avais ressenti envers mes filles qui seront en CM2 dans
quelques années.
Cet homme est donc un bargeot (dangereux ?), qui se doit de mêler continuellement l'émotion à tout ce qui l'entoure. Il nous promet déjà le salut du drapeau chaque matin par les écoliens de
France et de navarre tout en réfutant qu'il s'agisse de nationalisme.
Tout comme dans ses allés et venues en tout sens au quotidien, il faut qu'il fasse savoir qu'il a toujours une idée ou une intention sur tout.
Pendant combien de temps le pays va-t-il réussir à le suivre ?
Ou plutôt, le pays n'est-il déjà pas largué, vu la dégringolade de l'élu dans les récents sondages d'opinion ?

Le Canard Enchainé le rapporte, Christian Estrosi voulait à la fois être présent à un pot donné à l'Elysée le 23 janvier dernier au soir, et à New-York pour le classement au patrimoine de
l'Unesco du lagon de Nouvelle-Calédonie.
Pas de vol sur Air-France disponible en soirée ?
Qu'à cela ne tienne, le gouvernement a loué un Falcon pour amener le Secrétaire d'Etat à bon port.
Coût pour le contribuable : 138 000€. Ca fait cher de l'olive et du pastaga !!!
"Pas grave Christian, les caisses sont vides, mais que ne ferait-on pas pour ziiii apéro avec les potes !!!"
On peut apercevoir cet épitaphe sur le site de sa campagne électorale pour l'élection municipale de Nice : www.estrosi2008.fr

D'ailleurs au retour, l'avion a même fait un détour, car Christian Estrosi avait un rendez-vous important à Nice pour sa campagne électorale. Et devinez avec qui : Nicolas Hulot.
Je doute qu'ils aient parlé du bilan carbone de l'escapade new-yorkaise du candidat.
Son émission "One Shot Not" a repris sur arte, tous les derniers samedi du mois vers 22h45.
Dix-sept personnalités russes, dont le champion d'échecs Garry Kasparov et l'ex-dissident Vladimir Boukovski, ont réclamé, mardi 5 février, l'hospitalisation de l'ex-vice-président de Ioukos,
Vassili Alexanian. "Nous exigeons que les autorités russes exécutent sans délai les décisions de la Cour européenne des droits de l'homme concernant l'hospitalisation de Vassili Aleksanian
dans un établissement spécialisé", écrivent les signataires.
AFP.

arte diffusait également ce soir un reportage sur l'incroyable prise de pouvoir du Kremlin sur la société Ioukos, et comment son jeune PDG, Mikhail Khodorkovsky, a lui aussi été jeté en
prison sur des faits leur étant reprochés sur la base de vide juridique à l'effondrement de l'empire soviétique. Tout ça pour assoir un peu plus l'égémonie du géant Gazprom (représentant
actuellement 20% de la production mondiale de gaz).
