Les habitants de Nort sur Erdre ont massivement voté ce dimanche 09 mars à l'unique tour des élections municipales puisque le taux de participation est de 70% (pour 66% à l'échelle
nationale).
C'est l'équipe renouvelée de la majorité sortante PS qui remporte le suffrage avec un score de 56.37% (23 sièges).
La liste Divers Droite obtient le score de 43.66% des voix exprimées (6 sièges).
Intéressant ce vote à deux listes, en forme de référendum sur le bilan et le projet de l'équipe sortante.
Pour ma part, je félicite l'équipe majoritaire pour sa présence confortée par les Nortais à la conduite de la commune.
Mais on note un vote d'opposition à 43%, ce qui est fort pour une participation à 70%. L'action municipale est sans doute encore perfectible aux yeux de cette partie de l'électorat.
Les suffrages atteignent des niveaux très hauts dans les quariers populaires, jusqu'à 70% ou 83% selon les bureaux de vote. Seul bémol, l'abstention y est aussi très forte (40%). Ces résultats sont détaillés dans cet article rédigé par Ouest-France
Il était assez étonnant de constater que le résultat de cette élection a été complètement occulté du journal télévisé de 20h00 de France2 au lendemain de l'élection, le présentateur ne mentionnant uniquement les victoires au premier tour des maires de Lyon (PS - Gérard Collomb) et Bordeau (UMP - Alain Juppé). C'est pourtant le 4ème mandat consécutif de Jean-Marc Ayrault...
Mardi matin, Julio, élève angolais, participe avec sa classe à une sortie scolaire. Au retour de cette sortie, en compagnie de trois de ses camarades étrangers, il croise des policiers de la
Police aux Frontières (PAF). Dans le cadre d'une grande journée de contrôles tous azimuts ordonnés par le Procureur à Rennes, ces policiers contrôlent deux des quatre élèves mais pas Julio.
Celui-ci intervient alors pour rassurer les policiers sur l'identité de ses camarades et il subit lui-même un contrôle d'identité. Malgré ses papiers de mineur en règle, il est alors embarqué
par les policiers et placé en garde à vue car ceux-ci pensent qu'il ment sur son âge.
C'est une première raison de la mobilisation de la communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch.
Il semble que la couleur noire des élèves ait été le principal critère de choix lors des contrôles d'identité. Trois autres élèves étrangers du lycée ont été contrôlés dans la même journée. Au
total, sept élèves contrôlés donc.
C'est une deuxième raison de la mobilisation de la communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch.
Julio est emmené chez le médecin pour subir des examens médicaux et il est emmené menotté.
C'est une troisième raison de la mobilisation de la communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch.
Julio subit ainsi trois examens médicaux visant à évaluer son âge : examen de la pilosité, examen des organes génitaux, examen des os.
C'est une quatrième raison de la mobilisation de la communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch.
Toujours menotté, Julio est ensuite emmené à son domicile qui est fouillé avec une certaine violence si l'on en croit notre élève.
C'est une cinquième raison de la mobilisation de la communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch.
Le lendemain, mercredi 5 mars…
Les trois examens médicaux, dont la marge d'erreur serait de plus ou moins deux ans par rapport à l'âge réel, concluent que Julio a plus de 18 ans.
Déclaré majeur, Julio fait maintenant l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière signé par le préfet d'Ille-et-Vilaine mercredi matin. Autrement dit, le préfet souhaite expulser
Julio de France pour le renvoyer de force vers l'Angola. Autrement dit, parce que des examens médicaux douteux disent qu'il n'est pas mineur, Julio ne sera plus notre élève et ne sera plus le
camarade de classe de nos élèves. C'est une sixième raison de révolte de la communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch.
Mercredi, à 11 heures 20, Julio est placé en rétention dans le centre de Saint Jacques de la Lande. Nous allons le visiter. Alors que chaque retenu a le droit de recevoir une visite pendant une
demi-heure, le temps de visite qui nous est accordé est arbitrairement diminué par les gendarmes sous prétexte qu'il y a beaucoup de monde à attendre pour les visites.
C'est une septième raison de la mobilisation de la communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch.
Jeudi 6 mars
A 14 h 30, Julio est présenté devant le Juge des Libertés et de la Détention qui doit juger la validité de la procédure d'interpellation et de la régularité de la mise en rétention tout en devant répondre à une demande préfectorale de prolongation de la rétention pendant 15 jours pour Julio. Une soixantaine de membres de la communauté éducative de Basch décident d'aller soutenir Julio à l'audience. Plusieurs centaines d'élèves prennent aussi la décision d'aller soutenir Julio à l'audience.
Longue plaidoirie de l'avocat : sur l'irrégularité de la procédure, sur l'intégration de Julio, sur le caractère douteux des examens médicaux... Chaque argument est contredit avec rigueur par le représentant de la préfecture. Le juge se retire pour délibérer. Longue attente.
A 16 heures 30, nous apprenons que le juge considère les examens médicaux attestant de la majorité de Julio comme suffisants. Le juge considère donc que Julio est bien majeur, qu'il est en
situation irrégulière (sans-papiers) et qu'il peut donc être maintenu en rétention pendant 15 jours supplémentaires, le temps que la préfecture d'Ille-et-Vilaine organise son expulsion.
C'est une huitième raison de la mobilisation de la communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch.
Mais rien n'est terminé : la mobilisation continue en soutien à notre élève!
1) L'avocat a fait de la décision du Juge des Libertés et de la Détention*. Cet appel (audience publique) sera jugé lundi: selon le résultat, Julio sera maintenu en rétention ou libéré.
2) L'arrêté préfectoral de reconduite à la frontière va faire l'objet d'un recours auprès du Tribunal Administratif, lundi 10 mars. Le juge administratif va juger la validité de la procédure
d'expulsion de Julio. Il peut prendre trois décisions
- Annuler l'arrêté préfectoral de reconduite à la frontière : dans ce cas, Julio sera immédiatement libéré.
- Valider l'arrêté mais casser le pays de renvoi (l'Angola) de Julio : en clair, le juge dit que Julio est bien expulsable mais pas vers l'Angola. Dans ce cas, Julio sera libéré mais n'aura pas
de situation régulière sur le territoire français.
- Valider l'arrêté et le pays de renvoi : dans ce cas, Julio deviendra immédiatement expulsable.
Le juge prendra sa décision le jour de l'audience au tribunal administratif.
Lundi 10 mars, jour du jugement : rassemblement à partir de 11 heures devant le Tribunal Administratif, 3 rue Contour de la Motte, en face de la Piscine Saint-Georges à
Rennes.
Aura sans doute lieu, toujours lundi 10 mars, un rassemblement place du Parlement de Bretagne à l’occasion du recours fait par Julio contre la décision du Juge des Libertés et de la Détention,
décision prise jeudi après-midi.
• La Communauté éducative du lycée Victor et Hélène Basch •
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Selon le numéro de mars de "60 millions de consommateurs", mensuel de l'INC à paraître mardi, beurres, yaourts, pâtes, céréales, biscottes, pains de mie, riz et autres jambons ont vu leurs prix s'envoler de 5% à 48% entre novembre et janvier.
Sur 1.055 références de produits laitiers et céréaliers comparés, près de la moitié ont augmenté, dont 200 de plus de 10%. Moins de 60 références ont baissé "de quelques pour cent", selon l'observatoire de l'association.
"La flambée des matières premières ne peut justifier des hausses d'une telle ampleur, et cela a continué en février", souligne Marie-Jeanne Husset, directrice de rédaction du mensuel.
"Le prix du lait ne représente que le tiers du prix final du yaourt. Comment expliquer que certains yaourts aient augmenté de 40%?", s'étonne-t-elle.
Le cabinet Nielsen Panel montre de son côté une augmentation globale des prix en janvier, pour le quatrième mois consécutif, avec des hausses de plus de 10% pour les pâtes, les oeufs et le lait.
La flambée devrait durer encore quelques mois selon Nielsen et l'Institut national de statistique (Insee), qui vient d'annoncer que les prix à la consommation en France ont augmenté de 2,8% sur les douze derniers mois, un record d'inflation depuis mai 1992. Leclerc prévoit une hausse de 4% en 2008.
Distributeurs et industriels s'accusent mutuellement de la flambée des prix.
Le patronat des PME (CGPME), qui rappelle que les cours du blé ont grimpé de 72% et des oeufs de 36% en un an, estime que les industriels "n'ont d'autre choix que de répercuter" ces hausses, mais rend les distributeurs "coupables" de la flambée. Le patronat des distributeurs (FCD) rétorque que "certaines hausses de tarifs d'industriels ne sont pas justifiées".
"Il y a une manipulation dans le discours des industriels et des distributeurs. La hausse des matières premières profite aux uns et aux autres", estime Mme Husset.
Une réforme de la loi régissant les relations entre distributeurs et industriels va intervenir au printemps, mais pour les associations de consommateurs elle risque d'avoir un effet limité.
UFC-Que Choisir et la CLCV, autre association de consommateurs, estiment que la nouvelle loi doit s'accompagner d'une autre réforme, qui règlerait le problème de quasi monopole d'enseignes comme Leclerc, Carrefour ou Auchan dans certaines régions en France.
"Il n'y aura pas de baisse des prix sans transparence des tarifs auxquels les produits sont vendus aux distributeurs. Ils devraient être rendus publics. Actuellement, le système de fixation des prix est très opaque", ajoute Christian Huard, président de la fédération ConsoFrance.
Et les producteurs, qui ont vu leurs revenus dopés de 12% en 2007 grâce à la flambée des cours des matières premières, ne souhaitent pas s'arroger la responsabilité de l'inflation en magasin.
"Le prix du lait au producteur a augmenté, mais sans commune mesure avec la hausse du prix au consommateur", indique Christophe Lefebvre, directeur de la communication de la Coordination rurale.
"La flambée actuelle des prix, c'est l'éternel problème de l'évolution des tarifs entre les producteurs, les intermédiaires et les distributeurs: chacun prend sa marge", conclut Thierry Pouche, responsable du service d'études économiques à l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture.
